Good Morning Funan, c'est parti!!

Après plus de 2 ans de travail, il était temps pour Denis et Michael (l’auteur graphique du projet), rejoints en cours de route par Magali et Elise (les 2 scénaristes), de partir s’immerger au Cambodge afin d’enrichir le développement du film, de lui conférer une authenticité sur les faits historiques et sur ce qu’est vraiment ce pays. Patrick et Thomas ont rejoint à leur tour l’équipe à l’occasion de ce voyage. Au programme visites de Phnom Penh, des campagnes et des villages environnants, beaucoup de documentation sur les paysages, les habitations, le mode de vie des Cambodgiens, les marchés, la nourriture et les Cambodgiens eux-mêmes, leur physique, leur gestuelle, leurs coutumes, etc. Mais aussi beaucoup de travail sur le film lui-même, l’avancement du séquencier, des recherches graphiques et techniques…

vendredi 23 décembre 2011

Aujourd’hui c’est séance de travail pour tout le monde, l'occasion d'aborder vraiment le travail autour du film après la découverte de cet environnement si différent du nôtres. Petit instantané de qui fait quoi et pourquoi…

Michael se charge depuis plusieurs semaines de définir les personnages. Aujourd’hui il fait une illustration mettant en scène Chou, Quon et 2 autres personnages. « Outre une recherche physique, l’illustration me permet de mettre en situation et donc proposer une attitude, par les postures, les relations entre les personnages etc. On en apprends plus que sur une simple représentation d’un personnage isolé statique, qui pose devant la caméra ».


Patrick fait des recherches diverses, personnage, véhicules etc.  « Fraîchement débarqué dans le projet Funan, je cherche avant tout à me mettre dans le bain le plus vite possible. Après m’être imprégné pendant près d’1 mois a cette région de l’Asie, avoir rempli ma tête de paysages, de situations, de visages et de personnalités. J’essaie de m’adapter à l’ambiance graphique que Michael a développé et continue de préciser ».


Denis et Mag dissèquent le squelette du film, évènement par évenements, nœud dramatique par  nœud dramatique pour s’assurer que le tout soit harmonieux, intéressant et fluide dans le rythme.


« On utilise des post-it collés sur le mur… Chacun d’entre eux représentant un événement. Disposés horizontalement, ils constituent une sorte de frise chronologique du film : à gauche du mur le début du film, à droite la fin.
A la verticale on classe les évènements par ordre d’importance et de complexité : En haut les évènements principaux, la charpente du film ; plus on descend, plus on rajoute des petits détails, des « sous-évenements ».

Ainsi on travaille comme un peintre, en se reculant de sa toile (du mur pour nous) il s’assure que l’ensemble du tableau soit cohérent. Une fois rassuré, il peut enfin se rapprocher pour soigner les petits détails les uns après les autres, en toute quiétude. »

Aussi simple soit-il, le post it est un outil formidable, on peut le déplacer, le recoller ; intervertir 2 évènements dans la chronologie. Quel intérêt de donner la bougeotte à nos évènements narratifs ? Souvent quand on trouve une idée et qu’on la couche sur le papier, elle n’est pas forcément placée au meilleur endroit dans la narration, ça tombe comme ça tombe…

Pour l’intérêt de l’histoire et du rythme du film il est important de modifier sans cesse cet amas d’idées. De lui donner de l’ordre en enlevant parfois un peu de matière, en en rajoutant ici où là, ou en déplaçant telle ou telle partie avant ou après. Le scénario est vivant, il évolue constamment, quasiment jusqu’à la fin de la production.Une journée où le travail sur l’histoire entre Denis et Mag a vraiment beaucoup avancé.

Tout ce sérieux, cette efficacité et ce talents me donnent envie de rendre hommage à notre chef Denis en commençant à relever quelques unes de ses citations…
« enculé de ta race sale moustique ! »
« je parle jamais au conditionnel »

1 commentaire:

  1. Hahahah ! Hé, c'est TomChar qui rédige, non ?
    Mais... c'est une bouteille de whisky sur la table, là ?
    Pwampwe !

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