| Notre cher 4x4 loué pour l'occasion ! |
Stéphane, qui travaille pour la recherche française au Cambodge, nous a servi de guide pour la journée : sa mission est, entres autres, d'enseigner des méthodes de culture "durables" aux paysans cambodgiens.
Connaissant très bien les habitants de certains villages, il nous a introduit à des personnes prêtes à nous parler et à nous renseigner pour notre film. Et avec Denis parlant Khmer, nous n'avons même pas eu besoin d'interprète : sa bonhommie et son bagout ont suffi à mettre nos interlocuteurs en confiance.
Le premier petit village que nous avons visité (dont il nous faut retrouver le nom) est un village microscopique et assez pauvre. Des villageois ont expliqué à Denis que les paysans n'ont aucune aide pour reconstruire leurs maisons lorsque celles-ci sont endommagées. Nombre d'entre eux ont dû quitter le village pour cette raison.
Denis a longuement échangé avec un homme qui a pu vivre la période khmère rouge. Son témoignage nous a rappelé l'histoire de Funan et celle de tant d'autres, que nous avons pu découvrir dans des livres. Mais entendre quelqu'un, de chair et d'os, parler de ce qu'il a vécu reste un moment unique et émouvant.
Surtout que nous n'avions jamais rencontré cet homme jusqu'à ce jour, et que la majorité des gens du village étaient très craintifs à notre encontre. La générosité et la gentillesse de cet homme nous ont donc beaucoup touchés.
Nous sommes ensuite allés dans le village de Popel, un peu plus grand et plus prospère, où nous attendait un contact de Stéphane : un homme respecté, qui fait beaucoup pour le développement de son village. Ce contact nous a ainsi fait faire un petit tour du coin. Les gens, globalement moins craintifs que dans le village précédent, nous regardaient passer avec beaucoup de curiosité.
Nous nous sommes notamment rendus dans un temple attenant à une école. Sous le régime khmer rouge, ces lieux avaient été transformés en porcherie. Ils ont ainsi été massacrés par les animaux, laissés à l'abandon dans ces lieux de recueillement et de culte. Beaucoup de choses ont été reconstruites depuis.
L'homme nous a ensuite parlé de ce qu'il savait de l'époque khmère rouge. Il a fini par nous confier que replonger dans ce passé le faisait beaucoup souffrir.
L'homme nous a ensuite parlé de ce qu'il savait de l'époque khmère rouge. Il a fini par nous confier que replonger dans ce passé le faisait beaucoup souffrir.
| Faucilles utilisées pour récolter le riz |
Ce que nous voulions prioritairement découvrir, au cours de ce voyage dans les campagnes, c'était la manière dont on pouvait travailler et vivre au quotidien, à l'époque des khmers rouges. Ce qu'il faut savoir, c'est que les camps de travaux forcés étaient en très grande majorité disséminés dans la campagne cambodgienne. L'objectif était de doubler la production de riz pour booster l'économie du pays (et accessoirement rembourser des dettes à la Chine).
La famille de Denis a ainsi pu être soumise à des travaux dans des rizières, pour la construction de barrages ou de canaux d'irrigations.
Nous avons donc demandé aux villageois comment ils cultivent le riz, et comment cela se faisait du temps de Pol Pot. On nous a très gentiment montré et expliqué tout ça...
Ce moment reste, pour tout le groupe, inoubliable ! Peut-être le clou du voyage...

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