

La première chose qui frappe (avant même d’y pénétrer) c’est l’odeur qui y règne. Presque insupportable au début, pour nous fragiles Occidentaux. Les viandes et les poissons restent au soleil pendant des heures.
Ce qui marque ensuite, c’est le sentiment de grouillement… Ce sentiment est encore plus parlant quant on s’engouffre à l’intérieur de ces marchés couverts : c’est un espace très confiné, bas de plafond. La lumière y est faible et l’on évolue dans des passages pas plus larges que les épaules d’une petite fille. On enjambe un tas de choses au sol et on saute par-dessus les rigoles où se promènent les eaux usées.
Ici, les gens se déplacent avec nonchalance et crachent par terre après s’être grassement raclé la gorge. La moitié des commerçants dorment derrière leurs étals en comptant se faire réveiller par un client. Les vendeuses de cosmétiques sont assises au sol (dont je ne saurais qualifier la nature, de la terre, de la vase ou du béton recouvert de cambouis, en tout cas il est noir) et parlent en se limant les ongles ou en se coiffant mutuellement.

Bref vous l’aurez compris, le marché à Phnom Penh est un enchevêtrement chaotique d’une multitude de choses, un vrai bazar où pullulent les détails, les couleurs et les odeurs... Très stimulant artistiquement, vraiment.





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